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DiscoursDiscours d’ouverture lors du sommet du Conseil des Etats de la mer Baltique
Chers participants au sommet du Conseil des Etats de la mer Baltique!
L'Union Européenne a reconnu l'importance de notre région et est prête à la promouvoir, en créant et en approuvant la Stratégie de l'UE pour la région de la mer Baltique, qui incite à la coopération régionale. On peut se réjouir du fait que cette stratégie ait été approuvée l'année dernière, durant la présidence suédoise de l'UE, car la Suède est un pays, appartenant au groupe des Etats de la mer Baltique. Dorénavant, les gouvernements des pays de toute la région, particulièrement les Etats membres de l'UE, ont une grande responsabilité dans le cadre de la mise en œuvre de cette stratégie, en y incluant d'autres membres de la Baltique, les pays voisins-observateurs et évidemment, la Commission Européenne, partenaire permanent et actif.
Je suis convaincue que la base de notre vision de l'avenir de la région de la mer Baltique est une intégration plus profonde de notre région.
Afin d'atteindre une intégration pleine et entière, nous devons être dotés des instruments nécessaires.
Premièrement, les connexions énergétiques. Dans notre région, il ne reste aucun Etat n'accomplissant pas des projets énergétiques. Dans quelques Etats de la région, le marché de l'électricité existe déjà. Nous préparons les connexions électriques de la Lituanie vers la Suède et la Pologne et de l'Estonie vers la Finlande. Les réseaux électriques sont en cours de renforcement en Lituanie, en Lettonie et en Pologne. Nous investissons dans les réserves de gaz et dans le développement du réseau de l'énergie éolienne. Les projets des terminaux de gaz liquéfié ont déjà débuté ou en cours de discussion. Nous nous préparons à la construction de la centrale nucléaire de Visaginas. Ces projets assureront l'attraction des investissements dans notre région, contribueront à la compétitivité et inciteront à l'utilisation des ressources des énergies renouvelables dans la région.
Deuxièmement, les liaisons de transport. Le développement insuffisant de la voirie ou du réseau ferroviaire, menant dans certains cas à l'isolement, ne devrait pas devenir un obstacle pour la concurrence de la région. Au cours de la prochaine décennie, il est nécessaire d'aspirer à la création d'une infrastructure des corridors de transport, tant dans les directions nord-sud que dans les directions ouest-est.
Troisièmement, les relations humaines. Je suis convaincue que le fait de promouvoir et d'entretenir des relations avec les organisations non gouvernementales, les entreprises, dans le domaine de la culture et des relations humaines, constitue la base essentielle pour la coopération dans la région de la mer Baltique. Il faut accorder une attention particulière à la coopération scientifique. Au cours de la prochaine décennie, nous devons nous efforcer à ce que les initiatives internationales des scientifiques deviennent la base de la création d'une communauté de connaissances et d'innovations de la région de la mer Baltique.
Quatrièmement, la préservation de l'environnement. En exécutant scrupuleusement les exigences internationales dans le domaine de la préservation de l'environnement, nous gagnerons la confiance des partenaires, des investisseurs et le soutien de la société pour la mise en œuvre des projets en cours.
Je n'ai aucun doute qu'en déployant nos efforts communs, nous créeront une région de la mer Baltique économiquement prospère, facilement accessible, attractive pour y vivre et pour la visiter et une région sécurisée. En traçant les directions de l'avenir de la région de la mer Baltique, je souhaite que nous ayons suffisamment de volonté politique et toute la responsabilité nécessaire afin de réaliser cette vision.
Dalia Grybauskaitė, Président de la République de Lituanie |
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